Le nouveau à l’épreuve du marché

Collectif
Le nouveau à l'épreuve du marchéCet essai interroge les croisements entre création et entreprise.

La créativité est reconnue comme un facteur du succès des entreprises, et elle joue un rôle clé dans les théories influentes sur la croissance économique endogène à l’âge des sociétés de l’information. En conséquence, les théories visant l’importance de l’esprit créatif pour le management et l’entrepreneuriat dominent. Cependant, toutes ces initiatives défendent explicitement ou implicitement l’idée d’une création économique modélisée d’après la création artistique. Mais elles sont davantage liées à la créativité – le processus psychologique supportant l’esprit créatif – qu’à la création elle-même. En d’autres termes la créativité doit être distinguée de la création.

Une rapide synthèse de plus soixante-dix articles traitant de la créativité dans les domaines du marketing, de l’entrepreneuriat, du management, de l’organisation, du business, de la psychologie et de la créativité de 1967 à 2008 dégage un consensus à partir d’une définition également « retenue par la plupart des psychologues » d’après Michel-Louis Rouquette : « la créativité peut être définie comme le développement d’idées ou de produits qui sont à la fois nouveaux et potentiellement utiles ». Deux qualités caractéristiques de la créativité ressortent : elle génère du « nouveau » et vise « l’utile ». Néanmoins, ces deux caractéristiques permettent-elles de distinguer la créativité de la création ? De comprendre ce qui favorise la similarité entre création économique et création artistique sachant que le créateur artiste fascine le créateur entrepreneur ?

Contributeurs : Raphael Cuir, Marc Partouche et Maria Bonnafous-Boucher

Le sommaire :
Introduction
1. La création et la production du nouveau
2. La création relève-t-elle de l’utile ?
2.1. L’objet industriel comme sculpture : le cas Marcel Duchamp
2.2. L’affirmation du caractère non utilitaire de l’œuvre d’art : le cas du procès Brancusi
2.3 Œuvre d’art, objet industriel ou l’option d’utilité : le cas Bertrand Lavier
3. L’entrepreneur comme créateur, un point de vue critique
3.1 Création économique et création artistique : l’action libre comme cause sans cause
3.2 L’utilité de la subversion entrepreneuriale
4. L’artiste et l’entreprise
4.1 L’artiste instrumentaliste ou l’entreprise instrumentalisée par l’art
4.2 L’artiste d’affaire
4.3 L’artiste critique

ISBN : 978-2-84761-849-5
72 pages | 13 x 17 cm | 15€

[collection Les cahiers de Midi, co-édition Al Dante-Aka – Cellule éditoriale de l’Académie royale des beaux arts de Bruxelles]

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