La poésie mo[t]léculaire de Jacques Sivan

Jacques Sivan

avec : Vannina Maestri, Jennifer K. Dick, Jean-Michel Espitallier, Emmanuèle Jawad, Luigi Magno, Gaëlle Théval, 

 [en librairie le 14 octobre]

 

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J’écris dans la lignée du « corps sans organes », du corps glossolalique d’Antonin Artaud et surtout de Raymond  Roussel. Je réfléchis non pas à un corps clos aux contours bien définis et aux fonctions hiérarchisées (âme, raison, organes), tel que nous l’a transmis la tradition humaniste, mais à la multiplicité de corps poreux, ouverts, instables ; de corps motléculaires d’autant plus énergétiques que l’on facilite leur permanente interaction. Grappes ou blocs de cellules vocales, aux colorations variables, qui se prononcent selon un dispositif qui tente d’instrumentaliser le hasard plutôt que de l’éliminer. 

le chantier poétique de Jacques Sivan (1955-2016) est certainement l’un des plus passionnant qu’il nous est donné d’explorer. Inventeur d’une écriture motléculaire (une écriture désaffublée des conventions et des codes contre lesquels l’auteur nous invite à résister), Jacques Sivan réinvente une langue qui reflète la complexité plurielle du monde tout en témoignant de son rapport au monde, de son expérience de vivre. Ici la poésie est pensée en action.

Je vis mon écriture comme une façon de voir et, inversement, l’action de voir comme mon mode d’écriture le plus intime, le plus vrai. On ne voit pas seulement avec les yeux mais avec tous les sens et aussi, dans tous les sens. Le corps est donc un dispositif sensitif complexe en perpétuelle mutation. Voir/écrire est un acte indissociable, dans la mesure où l’écriture est toujours un processus de réécriture, un processus d’ajustage des continuels écarts des/du sens.

Cette ouvrage, qui continue autrement ce chantier, donne à lire un important choix de textes écrits entre 1983 et 2016, sorte de bibliothèque portative qui permet d’appréhender toute la singularité de cette œuvre. En ouverture, les préfaces de Vannina Maestri, Jennifer K. Dick, Jean-Michel Espitallier, Emmanuèle Jawad, Luigi Magno et Gaëlle Théval nous offrent quelques pistes de lecture pour mieux aborder cette poésie hors du commun, notamment en pointant les liens affirmés entre cet univers poétique et ceux d’ainés tels que Denis Roche, Raymond Roussel, Charles Olson, Maurice Roche ou Marcel Duchamp…

Isbn : 978-2-84761-715-3

15 x 21 cm | 456 pages | 25 €

Gang Blues Ecchymoses

Véronique Bergen & Sadie von Paris

 

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Gang blues ecchymoses, un road movie visuel et poétique signé Sadie von Paris et Véronique Bergen.

Sous l’objectif de la jeune photographe Sadie von Paris, les cris d’une génération en quête d’un ailleurs, un voyage dans la jungle de l’asphalte, l’ivresse des sens, les rituels des substances et de l’éros.

Aux paysages mystico-urbains de la colère shootés par Sadie von Paris se noue la danse des mots de Véronique Bergen.

Un livre-plus-que-livre placé sous le signe de l’insurrection contre tout ce qui emprisonne,

un braquage du réel étriqué

un « non » à l’assassinat de nos existences

un rugissement de tendresse aussi

une création de mondes alternatifs dans le chaos acosmique contemporain

Tout ce qui bouge est politique.

15 x 21 cm / 176 pages / impression quadri / 30€

isbn 978-2-84761-726-9

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M.A.M.A.E. (meurtre artistique munitions action explosion) & autres textes

Nadège Prugnard

 

mamae_couv[en librairie le 14 octobre]

Oui ce soir il y a urgence à crever à tacher de sang une page de l’histoire pour dire que notre métier nous offre trop souvent des rôles insipides aseptisés jouissances passagères orgasmes pourris vies de merdes total off urgence à dire que nous ne sommes plus rien nous sommes aujourd’hui étripées défenestrées décharnées souillées prostituées vendues comme des sacs pleurant sur le ventre mou de l’ennemi étatique qui se cache derrière des bouteilles vides.

À la croisée du théâtre, de la performance et de la poésie – sans jamais s’arranger du confort d’un genre – Nadège Prugnard rend audible les paroles suffoquées – car selon d’où on vient et ce qu’on a vécu, raconter est difficile, et être entendu encore plus malaisé. Avec M.A.M.A.E., des femmes s’explosent en public, renvoyant aux lecteur-e-s / spectateur-e-s toute la violence accumulée, que ce soit dans la vie ou au théâtre ; Monoï, « Indescriptible Notre-Dame des outrages », rappelle que l’intime aussi est politique, dans un récitatif débridé et volcanique qui met à mal tous les poncifs se rapportant au désir, à la sexualité et à la jouissance féminine pour s’imposer, enfin, pulsion de vie ; Putain de campagne ! raconte, à travers leurs propres paroles, les doutes, rancœurs, colères, espoirs et désirs des habitant-e-s des campagnes ; Suzanne takes your Down, écrit à partir de témoignages, relate la résistance en Auvergne avec, comme compagnonne, le fantôme de Suzanne, actrice-résistante fusillée sur scène en novembre 1943 à Vichy ; Women 68 même pas mort nous fait entendre un autre témoignage : celui de femmes clermontoises nous racontant mai 68 et décidant, 50 ans plus tard et malgré leurs âge, de reprendre la rue. Quant à Alcool, un petit coin de paradis, monologue d’une intimité à-vif, tout est dans le titre.

Je veux ébranler les certitudes et nos identités stables je suis le visage black l’ombre noire qui exhibe jusqu’à l’extrême limite notre réel décharné […] pour dire nos propres vides je veux exposer au cœur-même du réel ce vide qui n’a plus la parole tout ce qu’on cherche à cacher ce dont on ne peut parler je veux le dire je veux l’appel à l’autre y’a quelqu’un ?

Isbn : 978-2-84761-714-6

15 x 21 cm | 260 pages | 20 €

 

Le Mort-né [suivi de] Eux

Michel Surya

couv_surya-1-light… Tu es ainsi fait : tu crois d’abord que cette haine est justifiée. En quelque sorte, tu la partages. C’est un étrange mouvement, mais qui te ressemble, qui a toujours voulu que tu veuilles mourir si on le voulait pour toi. Dès l’instant qu’il s’agit de toi, tu trouves bonnes même les pires des raisons des autres. Il te faut faire alors un très violent effort pour séparer entre leurs raisons et les tiennes. Pour que la haine qu’on a pour toi ne soit pas la tienne aussi. Pour que l’envie qu’on a que tu disparaisses ne soit pas de toutes les envies que tu as la plus grande

Quand naître de qui porte la mort impose en héritage une souffrance dont il faudra se relever à chaque instant. Vivre est un combat. Un récit implacable du romancier, essayiste et philosophe Michel Surya.

13 x 17 cm / 88 pages / 13€

Isbn : 978-2-84761-724-5

 

Réfugié-e-s : les jetables

Rada Iveković

IvecovicCouvLa bonne conscience des Européens à l’égard des migrant-e-s et des réfugié-e-s varie selon les circonstances ; ainsi, lorsque les atrocités de la guerre en Syrie apparaissent dans toute leur crudité, elle s’éveille et s’affirme au grand jour. Malgré le poids des clichés et la déliquescence politique généralisée d’une Europe où les opinions vacillent au moindre séisme médiatique, un peu partout en France et en Europe des gens se mobilisent pour accueillir ces fugitifs toujours plus nombreux. Face à cette situation inédite, certains gouvernements, plus ou moins timorés, cherchent – ou font mine de chercher – des solutions d’aides, d’autres verrouillent leurs frontières et n’hésitent pas à lancer leurs cerbères armés contre cette populace désorientée –

tandis que l’Allemagne, à la surprise générale, se pose en toute magnanimité comme État providence.

Mais les attaques terroristes de Paris du 13 novembre 2015 changent soudainement la donne, et renvoient à la case départ le sort des déplacé-e-s, déporté-e-s, réfugié-e-s, migrant-e-s… Il n’est plus question d’hospitalité. Désormais, pour la grande majorité des gouvernements européens (dont la France), ces personnes, hier victimes à plaindre, deviennent indésirables et sont assimilées à des terroristes : des Jetables. Les frontières, à l’instar des opinions publiques, se referment. On « peut » désormais les renvoyer au pire d’où ils viennent, à l’eau ou ailleurs. Qu’importe ce qu’ils et elles deviendront, on entretient et nourrit l’amalgame : ils et elles paieront pour les terroristes.

La mémoire historique est courte.

13×17 cm / 88 pages / 13€

isbn : 978-2-84761-728-3

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Pendant Smara (suivi de) Pissarro & Co

Jacques Sivan

couv-SivanL’acteur géographique de Pendant Smara construit, sous la forme d’un journal, un espace à la fois physique et mental. Progression difficile, interminable, crevassée çà et là par des flashes prenant la forme de bribes d’observations, d’annotations, de locutions banales, de réflexions sociologiques, économiques, etc.

Mais si un basculement s’opère au moment où Smara – ville fantôme réelle ou illusoire –­ apparaît, alors tous ces discours, qui tentent chacun à sa façon de réinventer une réalité toujours chaotique, peuvent s’affirmer – tandis que l’acteur géographique s’épuise, se détraque.

S’interrogeant sur l’hétérogénéité constitutive de la langue, Jacques Sivan continue à explorer ici ses potentialités visuelles et phonétiques en l’envisageant sous l’angle de la réévaluation et de la reconstruction perpétuelle d’un sujet forcément contextuel, qu’il qualifie de « motléculaire ».

Isbn : 978-2-84761-737-5

13 x 17 cm | 144 pages | 15 €

 

Extrait des nasses

Justin Delareux

(préface de Jean-Marie Gleize)

couv_nasses-lightUne nasse est un panier, une sorte de cage, agencée de telle sorte que ce qui peut y entrer n’en peut plus sortir. Un piège. De la nasse il faut alors retirer, extraire, ce qu’on a capturé. Et le relancer, comme aux dés, ou bien s’imaginer qu’on en dispose et qu’on peut le composer, faire jouer les pièces, les extraits séparés, mots, signes, traits, phrases, segments découpés, les uns, les unes, avec les autres, sur le champ de la page. C’est le travail d’un braconnier, d’un sujet non sujet, qui s’est lui-même extrait, qui s’est éloigné pour être présent invisible. Agir un peu en retrait. Ici commence la littérature. Le libre jeu en effet des fragments extraits et maniés, convoqués à se déployer à faible distance, à se toucher jusqu’à ce que s’activent ou se désactivent un effet lumière, un effet électrique, un effet vibration, un effet gain et perte de sens, un effet projectile.
Car la nasse n’est pas seulement ce dispositif dont le sujet doit s’extraire pour en extraire les objets qui vont ensuite donner lieu à manipulations destinées à produire tel ou tel effet de sens, de multiplication et de pulvérisation du sens, à être lancés en direction du lecteur pour qu’il les ramasse et les lance à son tour. Contre ce qu’on appelle les « forces de l’ordre », par exemple. (extrait de la préface de Jean-Marie Gleize).


… Nous nous déployons. Habités par le vide que déploie la logique de votre monde. Nous n’avons pas d’avenir. Le feu prenait bien. Des sorties. Nous n’en voulons pas. Arracher….


« Il y a dans ce livre, une conclusion politique, celle-ci : Nous faisons pousser les ronces » (J.-M. Gleize)

13 x 17 cm / 64 pages / 10€

Isbn : 978-2-84761-721-4

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Frères numains (discours aux classes intermédiaires)

Florence Pazzottu

(postface de Bernard Noël)

couv_numain-light… alors vous entendez, ça gronde, ça bombe le torse, ça tape du poing et ça sanctionne, les voyageurs sans billets, les profiteurs du rsa, les resquilleurs, les agités, agitateurs, les militants incontrôlables ça dit, ça fait des listes, les délinquants, les activistes, les intégristes, les fraîchement radicalisés, des djihadisés plus ou moins, et s’il y en a un, même un seul, qui, terroriste, l’est ou pourrait l’être, ça justifie toutes les écoutes ça dit, la mise en fiche de tous les autres, car c’est au nom de la Liberté qu’on conditionne les libertés, c’est pas pareil, après la flexisécurité voici la sûreté libérale, ça promet, ça promet des flingues aux vigiles, exit le privilège d’État, et tant pis si ça ouvre la porte aux polices privées, aux milices, ça nettoie, ça intensifie, ça hisse au rang de paradigme la lutte contre le terrorisme, toute la société scrutée, surveillée, mutique par solidarité…

Cette harangue poétique, écrite d’un souffle le 8 mars 2016, participe au présent aux mouvements de colère pré-insurrectionnels (soulèvement de la jeunesse, «Nuit debout» – La nuit n’a pas de bout, nous sommes l’aurore, lit-on sur une pancarte brandie lors d’une manifestation –, blocages, grèves, convergence des luttes ici et ailleurs…) nés de l’après 31 mars.

En postface, Bernard Noël répond avec énergie à ce Discours aux classes intermédiaires. Écrit après le 31 mars, il lit ce texte en regard de l’actualité insurrectionnel et l’utilise pour offrir ici quelques pistes de réflexion. Nous devons supporter ou combattre, mais combattre est illégal, sauf sous la forme de manifestations, de grèves. Ces jours-ci, le Pouvoir est devenu insupportable à force de brutalité, d’hésitations, d’imbécilité. Il se peut que la résistance entraine enfin tout naturellement sa chute. Cependant, j’ai compris que le désespoir n’est pas un sentiment, c’est un excrément – un déchet, celui de l’échec de la révolution, mais cette merde en bouche donne l’avantage d’être débarrassé de l’illusion, ce qui me permet d’applaudir ton défi de faire signe sans aucune réserve à un avenir – inouï… Conclut-il.

13 x 17 cm / 40 pages / 8,5€

Isbn : 978-2-84761-725-2

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De la destruction

Amandine André

 

couv_destructionSe suivent effarés enragés fractals des textes dont la compacité est faite pour rompre imploser éclater textes comme ensemble intenable soutenant cependant détritus rythmes de l’intenable ensemble ou mondes et voix se jettent pour tenir quand bien même. Détruits, non. Impossible à rassasier. S’ébrouer encore.

Altération du sens, enroulement de voix, fureur et folie, corps amoindris et humiliés, spectres et chairs amassées.

Préface de Michel Surya

Isbn : 978-2-84761-732-0

13 x 17 cm | 112 pages | 13 €

Naissance de la gueule

A.C. Hello

 

couvHelloEt ma gueule c’est qu’une guerre

Dans un corps qui sent la mort

«N’ouvre pas ce livre, petit homme, car il va se refermer sur toi. Il va te prendre dans sa mâchoire, mais ça n’est encore rien s’il te broie. Le pire, c’est la course qui te tire à hue et à dia : dès la première seconde, tu sais qu’elle ne s’arrêtera pas.

Je veux seulement témoigner, et avertir – ce poème (c’est un poème, le poème même de ce temps) fout la TROUILLE. Aucun autre ne m’a foutu pareille TROUILLE, même le poème d’Artaud ne m’a pas hérissé le rachis comme ça. Excusez du peu, c’est comme ça. Ce poème vous emmène directement en enfer, l’enfer même de ce temps, l’enfer-là.

Je ne peux rien dire d’autre. Je n’ai pas le recul qu’il faudrait, je ne l’aurai plus jamais. Ce poème ne laisse aucune possibilité de recul : il ne te lâchera pas un instant, petit homme, réfléchis bien à cela.

Avant d’ouvrir ce livre terrible, livre où la terreur mord et hurle à chaque ligne et dans chaque mot de chaque ligne.» (Ivar Ch’Vavar)

« … sa lecture ne peut qu’être brutale, violente, syncopée, hirsute, haletante. La langue y est à la fois directe et sophistiquée. La Société en prend un coup, pris sur le vif. Justifié !» (Bernard Heidsieck)

104 pages | 13 X 17 cm | 17€

isbn : 978-2-84761-739-9

Goulag sous les étoiles

Jérôme Bertin

 

Goulag-Couv«Je me suis toujours dis que plus tard je deviendrai handicapé sans famille.

Je n’aime ni le travail, ni les communions solennelles.

Un album de tronches, la raya de mon enfance.

Tonton Albert et sa bouche en gras, papi Jean, cycliste avec un autre petit vélo dans la tête, parrain Émile qui s’est fait sauter le caisson quand il a appris pour sa tumeur, tata Colette qui devait se faire troncher par Frisette, son insupportable caniche abricot, tonton Christophe ou la sociologie du vote Front national, la timide Paulette, qui aimait tellement manger qu’elle a fini par dévorer le paquet de raticide.

Non.

La famille, je me disais, c’est pas mon truc…»

Isbn : 978-2-84761-718-4

13 x 17 cm | 72 pages | 10 €

Janis Joplin. Voix noire sur fond blanc

Véronique Bergen

couv_Janis-light«… Le jeunesse américaine s’apprête à se révolter contre le modèle standard de l’existence, contre les ersatz de vie, la loterie de monotonie, d’abrutissement programmé imposés aux enfants du baby boom. Très tôt, Janis prend conscience qu’elle ne veut plus d’une voix lisse, en apesanteur, qui lèche les bottes du pouvoir et conforte les mises en plis des cerveaux. Ce n’est pas seulement la drogue, l’alcool qui ont rendu sa voix rauque, rugueuse, qui l’ont épaissie. Elle a choisi l’écorchure comme un manifeste esthético-politique, une déclaration de guerre à l’american way of life et au bel canto mélodieux. »
Ce roman raconte la vie de Janis Joplin, artiste chanteuse qui, à l’instar de toute une génération, se révoltera contre l’American Way of Life. Rejetant le rêve américain, sa morale oppressive, son traditionnalisme obtu et sa promesse de vie aseptisée, elle se bat en faveurs du droit des noirs Américains, vit pleinement sa musique hors de toute contrainte, tout en brûlant la vie en affamée, se perdant, lumineuse, dans l’alcool, la drogue et le plaisir.
Dans ce récit sous tension, on croise également Jim Morisson et JimmyHendrix, autres membres du club des 27 – ainsi que Ferlinghetti, l’un des apôtres de la beat generation. C’est tout un pan de la contre-culture américaine qui palpite sous nos yeux, en insufflant dans nos cerveaux une écriture aussi débridée que les volutes libératoires et fantasmatiques du LSD…

13 x 17 cm / 176 pages / 15€

Isbn : 978-2-84761-720-7

L’auteure   Acheter

Lecture de 5 faits d’actualité par un septuagénaire bien sonné

Julien Blaine

 

couv-faits_def-lightJulien Blaine observe l’actualité. Observe et ré-agit.
Il agit en utilisant, pour traiter cette actualité, les outils qu’il a façonnés tout au long de son enquête scientifico-poétique pour retrouver la trace d’une langue originelle, une langue élémentaire qui remonterait aux racines du verbe, hors de toute révélation divine – enquête qui forme la charpente d’un chantier poétique commencé… il y a plus de cinquante ans.
En cinq séquences, cinq «faits» (les crimes commis au nom de la religion, la mission spatiale Rosetta, Hillary Clinton prétendante à la gouvernance des USA, la lutte des ouvriers de Fralib et l’inacceptable situation des habitants de la Jungle de Calais), Julien Blaine dénonce 6000 ans de barbarie monothéiste, s’insurge contre le nihilisme cruel et inhumain des civilisations qui en découlent… et trouvent là de nouveaux indices pour nourrir son interminable quête d’une parole (multiple) d’avant les barbares.
Ici, le présent, dans toute sa fugacité, ne fait qu’un avec l’intemporalité du geste poétique.

 

17 x 23 cm / 160 pages / 23€

Isbn : 978-2-84761-727-6

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L’la phrase. L’

Jean-Philippe Cazier

 

couv2f«La phrase va en avant. S’éloigne de quelque chose à quoi elle reste rivée. Une catastrophe. Montent de ses mots ses décombres. Sans trêve. Amoncelant les décombres à l’intérieur de ses mots. Voudrait ressusciter les morts. Phrase la mort ses morts. La phrase va en avant de sa naissance. À l’intérieur de ses mots. Vers l’avenir auquel elle ne cesse de tourner le dos. Tandis que les décombres de ses mots montent au ciel. L’la phrase. L’»

Isbn : 978-2-84761-719-1

13 x 17 cm | 72 pages | 10 €