L’la phrase. L’

Jean-Philippe Cazier

 [en librairie le 21 mars]

 

couv2f«La phrase va en avant. S’éloigne de quelque chose à quoi elle reste rivée. Une catastrophe. Montent de ses mots ses décombres. Sans trêve. Amoncelant les décombres à l’intérieur de ses mots. Voudrait ressusciter les morts. Phrase la mort ses morts. La phrase va en avant de sa naissance. À l’intérieur de ses mots. Vers l’avenir auquel elle ne cesse de tourner le dos. Tandis que les décombres de ses mots montent au ciel. L’la phrase. L’»

Isbn : 978-2-84761-719-1

13 x 17 cm | 72 pages | 10 €

Goulag sous les étoiles

Jérôme Bertin

 [en librairie le 21 mars]

 

Goulag-Couv«Je me suis toujours dis que plus tard je deviendrai handicapé sans famille.

Je n’aime ni le travail, ni les communions solennelles.

Un album de tronches, la raya de mon enfance.

Tonton Albert et sa bouche en gras, papi Jean, cycliste avec un autre petit vélo dans la tête, parrain Émile qui s’est fait sauter le caisson quand il a appris pour sa tumeur, tata Colette qui devait se faire troncher par Frisette, son insupportable caniche abricot, tonton Christophe ou la sociologie du vote Front national, la timide Paulette, qui aimait tellement manger qu’elle a fini par dévorer le paquet de raticide.

Non.

La famille, je me disais, c’est pas mon truc…»

Isbn : 978-2-84761-718-4

13 x 17 cm | 72 pages | 10 €

Janis Joplin. Voix noire sur fond blanc

Véronique Bergen

couv_Janis-light«… Le jeunesse américaine s’apprête à se révolter contre le modèle standard de l’existence, contre les ersatz de vie, la loterie de monotonie, d’abrutissement programmé imposés aux enfants du baby boom. Très tôt, Janis prend conscience qu’elle ne veut plus d’une voix lisse, en apesanteur, qui lèche les bottes du pouvoir et conforte les mises en plis des cerveaux. Ce n’est pas seulement la drogue, l’alcool qui ont rendu sa voix rauque, rugueuse, qui l’ont épaissie. Elle a choisi l’écorchure comme un manifeste esthético-politique, une déclaration de guerre à l’american way of life et au bel canto mélodieux. »
Ce roman raconte la vie de Janis Joplin, artiste chanteuse qui, à l’instar de toute une génération, se révoltera contre l’American Way of Life. Rejetant le rêve américain, sa morale oppressive, son traditionnalisme obtu et sa promesse de vie aseptisée, elle se bat en faveurs du droit des noirs Américains, vit pleinement sa musique hors de toute contrainte, tout en brûlant la vie en affamée, se perdant, lumineuse, dans l’alcool, la drogue et le plaisir.
Dans ce récit sous tension, on croise également Jim Morisson et JimmyHendrix, autres membres du club des 27 – ainsi que Ferlinghetti, l’un des apôtres de la beat generation. C’est tout un pan de la contre-culture américaine qui palpite sous nos yeux, en insufflant dans nos cerveaux une écriture aussi débridée que les volutes libératoires et fantasmatiques du LSD…

13 x 17 cm / 176 pages / 15€

Isbn : 978-2-84761-720-7

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Extrait des nasses

Justin Delareux

(préface de Jean-Marie Gleize)

couv_nasses-lightUne nasse est un panier, une sorte de cage, agencée de telle sorte que ce qui peut y entrer n’en peut plus sortir. Un piège. De la nasse il faut alors retirer, extraire, ce qu’on a capturé. Et le relancer, comme aux dés, ou bien s’imaginer qu’on en dispose et qu’on peut le composer, faire jouer les pièces, les extraits séparés, mots, signes, traits, phrases, segments découpés, les uns, les unes, avec les autres, sur le champ de la page. C’est le travail d’un braconnier, d’un sujet non sujet, qui s’est lui-même extrait, qui s’est éloigné pour être présent invisible. Agir un peu en retrait. Ici commence la littérature. Le libre jeu en effet des fragments extraits et maniés, convoqués à se déployer à faible distance, à se toucher jusqu’à ce que s’activent ou se désactivent un effet lumière, un effet électrique, un effet vibration, un effet gain et perte de sens, un effet projectile.
Car la nasse n’est pas seulement ce dispositif dont le sujet doit s’extraire pour en extraire les objets qui vont ensuite donner lieu à manipulations destinées à produire tel ou tel effet de sens, de multiplication et de pulvérisation du sens, à être lancés en direction du lecteur pour qu’il les ramasse et les lance à son tour. Contre ce qu’on appelle les « forces de l’ordre », par exemple. (extrait de la préface de Jean-Marie Gleize).


… Nous nous déployons. Habités par le vide que déploie la logique de votre monde. Nous n’avons pas d’avenir. Le feu prenait bien. Des sorties. Nous n’en voulons pas. Arracher….


« Il y a dans ce livre, une conclusion politique, celle-ci : Nous faisons pousser les ronces » (J.-M. Gleize)

13 x 17 cm / 64 pages / 10€

Isbn : 978-2-84761-721-4

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Invece n°4 : Bye bye Mail-Art

Collectif dirigé par Julien Blaine

[disponible dès maintenant sur ce site – ATTENTION, TIRAGE LIMITE !]

 

etui-cartes-couv2R’appel !

Pour faire date.

Pour commémorer (puisque c’est devenu une obligation contemporaine)

on va dire que le Mail-Art a 50 ans tout rond : 1/2 siècle, hui, oui : hui ; en ce 6 mai 2015.

Il faut arrêter cette histoire qui, désormais, tourne en rond.

Julien Blaine vous propose de lui envoyer une carte postale représentant photographiquement votre boite à lettre détruite. Ou toute autre boite à lettre brisée !

59 artistes ont répondu à l’appel : Jean-Charles Agboton-Jumeau, Démosthène Agrafiotis, Amicale Sapeurs Pompiers, Giney Ayme, Christine Banninger, Cyril Barrand, Angela Behrend, John M. Bennett, Blad&Nad, Julien Blaine, Guy Bleus, Gilles Boenisch, Jean-François Bory, Hervé Brunaux, Barbate Càdiz, Laurent Cauwet, Chercheur d’or, Daniel Daligand, Silvio de Gracia, Cristine Debras & Yves Bical, Michel Della Vedova, Ollivier Desmarais, Sonia-Geneviève Duffossez, Johan Everaers, Giovanni Fontana, Carlos Ginzburg, Jean-Pierre Husquinet, R. Keppler, Carine Ladoire, Fabien Le Goupil, Désiré Leucri, Marius Loris, Ruggero Maggi, Maxime Hortense Pascal, Michèle Métail, Michael Michlmayr, Emilio Morandi, Jürgen Olbricht, Anne Orina, Clemente Padín, Rémy Pénard, Hugo Pontes, Tulio Restrepo, André Robèr, Sahli Abderrazak, Sarenco, Tanabe Shin, Lucien Suel, Joël Thépault, V.L. Tolstov, Patrice Treuthardt, Daniel Van de Velde, Johan van Geluwe, Véronique Vial, Peti Wiskemann, Daniel Zed.

60 cartes postales couleur dans un étui cartonné format 10,5×15 cm / tirage limité/ 27€

Coédition Al Dante # Carted # Éditions K’A

Isbn : 978-2-84761-722-1

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Le Mort-né [suivi de] Eux

Michel Surya

[disponible dès maintenant sur ce site – en librairie le 21 septembre 2016]

couv_surya-1-light… Tu es ainsi fait : tu crois d’abord que cette haine est justifiée. En quelque sorte, tu la partages. C’est un étrange mouvement, mais qui te ressemble, qui a toujours voulu que tu veuilles mourir si on le voulait pour toi. Dès l’instant qu’il s’agit de toi, tu trouves bonnes même les pires des raisons des autres. Il te faut faire alors un très violent effort pour séparer entre leurs raisons et les tiennes. Pour que la haine qu’on a pour toi ne soit pas la tienne aussi. Pour que l’envie qu’on a que tu disparaisses ne soit pas de toutes les envies que tu as la plus grande

Quand naître de qui porte la mort impose en héritage une souffrance dont il faudra se relever à chaque instant. Vivre est un combat. Un récit implacable du romancier, essayiste et philosophe Michel Surya.

13 x 17 cm / 88 pages / 13€

Isbn : 978-2-84761-724-5

 

Lecture de 5 faits d’actualité par un septuagénaire bien sonné

Julien Blaine

 

[disponible dès maintenant sur ce site – en librairie le 14 septembre]

couv-faits_def-lightJulien Blaine observe l’actualité. Observe et ré-agit.
Il agit en utilisant, pour traiter cette actualité, les outils qu’il a façonnés tout au long de son enquête scientifico-poétique pour retrouver la trace d’une langue originelle, une langue élémentaire qui remonterait aux racines du verbe, hors de toute révélation divine – enquête qui forme la charpente d’un chantier poétique commencé… il y a plus de cinquante ans.
En cinq séquences, cinq «faits» (les crimes commis au nom de la religion, la mission spatiale Rosetta, Hillary Clinton prétendante à la gouvernance des USA, la lutte des ouvriers de Fralib et l’inacceptable situation des habitants de la Jungle de Calais), Julien Blaine dénonce 6000 ans de barbarie monothéiste, s’insurge contre le nihilisme cruel et inhumain des civilisations qui en découlent… et trouvent là de nouveaux indices pour nourrir son interminable quête d’une parole (multiple) d’avant les barbares.
Ici, le présent, dans toute sa fugacité, ne fait qu’un avec l’intemporalité du geste poétique.

 

17 x 23 cm / 160 pages / 23€

Isbn : 978-2-84761-727-6

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Frères numains (discours aux classes intermédiaires)

Florence Pazzottu

(postface de Bernard Noël)

couv_numain-light… alors vous entendez, ça gronde, ça bombe le torse, ça tape du poing et ça sanctionne, les voyageurs sans billets, les profiteurs du rsa, les resquilleurs, les agités, agitateurs, les militants incontrôlables ça dit, ça fait des listes, les délinquants, les activistes, les intégristes, les fraîchement radicalisés, des djihadisés plus ou moins, et s’il y en a un, même un seul, qui, terroriste, l’est ou pourrait l’être, ça justifie toutes les écoutes ça dit, la mise en fiche de tous les autres, car c’est au nom de la Liberté qu’on conditionne les libertés, c’est pas pareil, après la flexisécurité voici la sûreté libérale, ça promet, ça promet des flingues aux vigiles, exit le privilège d’État, et tant pis si ça ouvre la porte aux polices privées, aux milices, ça nettoie, ça intensifie, ça hisse au rang de paradigme la lutte contre le terrorisme, toute la société scrutée, surveillée, mutique par solidarité…

Cette harangue poétique, écrite d’un souffle le 8 mars 2016, participe au présent aux mouvements de colère pré-insurrectionnels (soulèvement de la jeunesse, «Nuit debout» – La nuit n’a pas de bout, nous sommes l’aurore, lit-on sur une pancarte brandie lors d’une manifestation –, blocages, grèves, convergence des luttes ici et ailleurs…) nés de l’après 31 mars.

En postface, Bernard Noël répond avec énergie à ce Discours aux classes intermédiaires. Écrit après le 31 mars, il lit ce texte en regard de l’actualité insurrectionnel et l’utilise pour offrir ici quelques pistes de réflexion. Nous devons supporter ou combattre, mais combattre est illégal, sauf sous la forme de manifestations, de grèves. Ces jours-ci, le Pouvoir est devenu insupportable à force de brutalité, d’hésitations, d’imbécilité. Il se peut que la résistance entraine enfin tout naturellement sa chute. Cependant, j’ai compris que le désespoir n’est pas un sentiment, c’est un excrément – un déchet, celui de l’échec de la révolution, mais cette merde en bouche donne l’avantage d’être débarrassé de l’illusion, ce qui me permet d’applaudir ton défi de faire signe sans aucune réserve à un avenir – inouï… Conclut-il.

13 x 17 cm / 40 pages / 8,5€

Isbn : 978-2-84761-725-2

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Ce que tu es

Herman Gorter

Traduction et présentation : Saskia Deluy et Henri Deluy

 [en librairie le 12 février]

 

Gorter-couvPoète, philosophe et militant communiste, Herman Gorter fut proche des spartakistes, ami de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknecht, et un ardent défenseur du communisme de conseils.

La lecture des grands poèmes lyriques de Gorter (MaiPan) et des poèmes dits « socialistes » peut sembler ardue aujourd’hui à cause de leur style singulier, de leur sonorité, du rythme des vers, de l’usage de néologismes et des sujets de prédilection.  Par contre, la simplicité évocatrice des Vers nous parle plus directement ; sa « modernité » et la filiation avec la poésie d’avant-garde des années 50 est claire, que ce soit dans l’usage de la langue, le découpage des vers, ou encore le choix des thèmes.
C’est donc une partie de cet ensemble, peu traduit, que nous avons eu envie de partager, ici, avec les lecteurs français. La poésie de Herman Gorter est devenue emblématique des Pays-Bas. Les différentes générations de poètes après lui, et jusqu’aux poètes avant-gardistes des années 1950, le considèrent comme l’un des premiers et plus talentueux poètes néerlandais, celui qui ouvre la poésie néerlandaise à la modernité.

Isbn : 978-2-84761-730-6

13 x 17 cm | 104 pages | 13 €

Bâtard le retour

Jérôme Bertin

 

couvBertin«Je suis écrivain. Je touche l’AAH. J’ai les bras couverts de scars et des tatouages disgracieux. Je suis fan de foot. J’écoute du hip hop. J’écris des balles. Je suis fou à publier. J’ai un bon pied droit. J’enroule à merveille. Je veux être l’homme de la partie et pas l’âme de la partouze. J’ai appris à vivre aux côtés de la faux, avec le vrai fond. Je voudrais que l’on puisse lire non sur tout mon corps. Mon cœur part à moitié. Le stade en transe m’offre bien plus de plaisir qu’une haleine suspecte. Je me vends en spectacle. Je n’abandonnerai jamais rien à Babylone-plage.»

Isbn : 978-2-84761-729-0

13 x 17 cm | 48 pages | 8,5 €

De la destruction

Amandine André

 [en librairie le 12 février]

 

couv_destructionSe suivent effarés enragés fractals des textes dont la compacité est faite pour rompre imploser éclater textes comme ensemble intenable soutenant cependant détritus rythmes de l’intenable ensemble ou mondes et voix se jettent pour tenir quand bien même. Détruits, non. Impossible à rassasier. S’ébrouer encore.

Altération du sens, enroulement de voix, fureur et folie, corps amoindris et humiliés, spectres et chairs amassées.

Préface de Michel Surya

Isbn : 978-2-84761-732-0

13 x 17 cm | 112 pages | 13 €

Pendant Smara (suivi de) Pissarro & Co

Jacques Sivan

 [en librairie le 15 novembre]

couv-SivanL’acteur géographique de Pendant Smara construit, sous la forme d’un journal, un espace à la fois physique et mental. Progression difficile, interminable, crevassée çà et là par des flashes prenant la forme de bribes d’observations, d’annotations, de locutions banales, de réflexions sociologiques, économiques, etc.

Mais si un basculement s’opère au moment où Smara – ville fantôme réelle ou illusoire –­ apparaît, alors tous ces discours, qui tentent chacun à sa façon de réinventer une réalité toujours chaotique, peuvent s’affirmer – tandis que l’acteur géographique s’épuise, se détraque.

S’interrogeant sur l’hétérogénéité constitutive de la langue, Jacques Sivan continue à explorer ici ses potentialités visuelles et phonétiques en l’envisageant sous l’angle de la réévaluation et de la reconstruction perpétuelle d’un sujet forcément contextuel, qu’il qualifie de « motléculaire ».

Isbn : 978-2-84761-737-5

13 x 17 cm | 144 pages | 15 €

 

L’Attachement

Pascale Weber

 

couverture-non-applatie« c’est une carte aux dimensions du cosmos que pascale Weber dresse dans son œuvre… par ses gestes, ses actes, ses costumes et apparats, les lumières et projections où elle évolue dans ses performances in situ, les résidences qu’elle fait sur les territoires inconnus ou étrangement familiers qu’elle investit et explore avec audace, les méditations auxquelles elle s’adonne sur le chamanisme, la sorcellerie, le Buto ou les danses rituelles en général, les expérimentations qu’elle tente avec les plus récentes technologies, l’intérêt qu’elle manifeste non seulement pour le multimédia mais aussi pour la transdisciplinarité, chacun de ces aspects d’un travail inclassable pointant dans la direction d’une spatialité et d’un temporalité hors norme, sans borne, ancrées à la fois dans l’ici et l’ailleurs, le passé le plus lointain et l’avenir le plus incertain, la finitude et l’indéfini, dont on peut dire qu’ils constituent une authentique cosmogonie, propre à l’Histoire et au monde actuels, bien sûr, mais ouverte à ce qui les dépasse de tous les côtés… ceux d’où ils viennent et ceux où ils vont, ceux où ils sont apparus et ceux où ils vont disparaître. » (Extrait de la préface de Pierre Ouellet, écrivain et Professeur à l’Université du Québec à Montréal, titulaire de la Chaire de recherche en esthétique et poétique du Canada).
15 x 21 cm | 256 pages | 23 €

isbn : 978-2-84761-736-8

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Réfugié-e-s : les jetables

Rada Iveković

 [en librairie le 14 avril]

IvecovicCouvLa bonne conscience des Européens à l’égard des migrant-e-s et des réfugié-e-s varie selon les circonstances ; ainsi, lorsque les atrocités de la guerre en Syrie apparaissent dans toute leur crudité, elle s’éveille et s’affirme au grand jour. Malgré le poids des clichés et la déliquescence politique généralisée d’une Europe où les opinions vacillent au moindre séisme médiatique, un peu partout en France et en Europe des gens se mobilisent pour accueillir ces fugitifs toujours plus nombreux. Face à cette situation inédite, certains gouvernements, plus ou moins timorés, cherchent – ou font mine de chercher – des solutions d’aides, d’autres verrouillent leurs frontières et n’hésitent pas à lancer leurs cerbères armés contre cette populace désorientée –

tandis que l’Allemagne, à la surprise générale, se pose en toute magnanimité comme État providence.

Mais les attaques terroristes de Paris du 13 novembre 2015 changent soudainement la donne, et renvoient à la case départ le sort des déplacé-e-s, déporté-e-s, réfugié-e-s, migrant-e-s… Il n’est plus question d’hospitalité. Désormais, pour la grande majorité des gouvernements européens (dont la France), ces personnes, hier victimes à plaindre, deviennent indésirables et sont assimilées à des terroristes : des Jetables. Les frontières, à l’instar des opinions publiques, se referment. On « peut » désormais les renvoyer au pire d’où ils viennent, à l’eau ou ailleurs. Qu’importe ce qu’ils et elles deviendront, on entretient et nourrit l’amalgame : ils et elles paieront pour les terroristes.

La mémoire historique est courte.

13×17 cm / 88 pages / 13€

isbn : 978-2-84761-728-3

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Naissance de la gueule

A.C. Hello

 [en librairie le 15 octobre]

couvHelloEt ma gueule c’est qu’une guerre

Dans un corps qui sent la mort

«N’ouvre pas ce livre, petit homme, car il va se refermer sur toi. Il va te prendre dans sa mâchoire, mais ça n’est encore rien s’il te broie. Le pire, c’est la course qui te tire à hue et à dia : dès la première seconde, tu sais qu’elle ne s’arrêtera pas.

Je veux seulement témoigner, et avertir – ce poème (c’est un poème, le poème même de ce temps) fout la TROUILLE. Aucun autre ne m’a foutu pareille TROUILLE, même le poème d’Artaud ne m’a pas hérissé le rachis comme ça. Excusez du peu, c’est comme ça. Ce poème vous emmène directement en enfer, l’enfer même de ce temps, l’enfer-là.

Je ne peux rien dire d’autre. Je n’ai pas le recul qu’il faudrait, je ne l’aurai plus jamais. Ce poème ne laisse aucune possibilité de recul : il ne te lâchera pas un instant, petit homme, réfléchis bien à cela.

Avant d’ouvrir ce livre terrible, livre où la terreur mord et hurle à chaque ligne et dans chaque mot de chaque ligne.» (Ivar Ch’Vavar)

« … sa lecture ne peut qu’être brutale, violente, syncopée, hirsute, haletante. La langue y est à la fois directe et sophistiquée. La Société en prend un coup, pris sur le vif. Justifié !» (Bernard Heidsieck)

104 pages | 13 X 17 cm | 17€

isbn : 978-2-84761-739-9

Le déficit indispensable (screwball)

Anne Kawala

 

couv-kawala[en librairie le 14 avril]

De Qaanaaq à Xin ping. Rejoindre her love. Direct, via le Pôle Nord, même parallèle. Embarquer à bard de son Hummer TM un jeune garçon, un bébé, une chienne. Plan initial de la chasseuse-cueilleuse.

La banquise fond. Yan Mayen explose.

À bord d’un canot de survie, ça dérive.

 

Isbn : 978-2-84761-748-12

13 x 17 cm | 146 pages | 17 €