MYR MURATET

Né à Paris. Son travail implique les villes – celles où il vit, celles où il va – mené depuis leurs crans. Multipliant les allers et retours dans les lieux observés et au gré des rencontres avec les personnes photographiées, cela pendant plusieurs années, sans durée déterminée. Ainsi réalise-t-il Paris-Nord, une série de photographies sur des usagers de la gare du Nord et les dispositifs mis en place pour les « contraindre ». Depuis 2003.
Plus récemment, et sans pour autant interrompre les séries entamées – qui se chevauchent et accomplissent la « saillie » d’une topologie des formes et dispositifs adoptés par les acteurs des procès, processeurs, et autres procédures – politiques vastement de dévastation – techniciens de surface à la botte des Petits Marquis de « L’Administration de la contention » –, WASTELAND, recherche en cours autour des notions d’occupation et d’invasion menée dans les friches urbaines de Seine-Saint-Denis. Il s’agit peut-être de dresser et de dépasser la figée photographique d’une concaténation systématique de systèmes de Contre-insurrection : les intersections de ces différentes séries cristallisent les enjeux de domination et d’abus de tous les pouvoirs, numériques, économiques, esthétiques ; dérisoires TOUJOURS effectifs, soit un chant de condensation pour les espaces meurtris et les espèces qui les habitent : Cantos de mala compensación. 
Myr Muratet, lui, vorticiste du vingt-et-unième siècle, vous expose. [Manuel Joseph]

Les photos :

Site du photographe : Myr Muratet