INVECE n°0

Julien Blaine > Manifeste du Maculage

 

Invece
INVECE est la nouvelle – une des nouvelles ? – revue de Julien Blaine.

Invece sera annuelle. Voire… biannuelle. C’est selon.
Pour le numéro 0, Julien Blaine a joué perso.
Il est doublement manifeste.
1/ Manifeste par sa facture – il manifeste son existence neuve de revue.
2/ manifeste par son contenu – il est l’écriture d’un manifeste : le manifeste pour le maculage des affiches publicitaires.
Que voici :

Manifeste pour le maculage des affiches publicitaires

Après le Manifeste des socles et stèles abandonnés (1978-1984), voici celui du maculage des affiches publicitaires :

Achetez une bombe acrylique (spray paint) de la couleur de votre choix et faite un rond le plus parfait possible bien rempli pour qu’il ruisselle d’abondance sur l’affiche de votre choix.
Pas de graffiti, pas de tag, pas de slogan, pas d’affichettes, pas de flyers, pas de post-it : on ne répond pas à ces messages imposés par les marchands de colle : simplement un rond blanc plein à déborder…

Moi, j’ai préféré la bombe blanche (happy color, smalto spray, acrilico) : ça fait de très gros et très beaux spermatozoïdes.
En langue italienne : 1 spermatozoo que j’écris avec un blanc entre le « o » et le « z » :
Spermato zoo.

Voilà le manifeste n’est pas plus long !

Julien Blaine
Envoyez témoignages et photos
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contact@al-dante.org

INVECE n°0

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13 x 17 cm • 96 pages
12 euros
Isbn : 978-2-84761-807-5

Après ce numéro zéro perso, ce sera un numéro un, sur Mary Read : le numéro 1.

Mary Read, qui vécut à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle, est l’une des deux femmes pirates les plus célèbres de l’histoire, l’autre étant Anne Bonny.
Mary est née en Angleterre. Sa mère l’habillait comme un garçon dans le but de recevoir l’héritage de la grand-mère de Mary. Elle s’engage dans l’armée. Elle y rencontre un homme qu’elle épousera et ils ouvriront ensemble l’Auberge des Trois Fers à Cheval. Trois ans plus tard, son mari décède et l’auberge ferme. Mary revêt ses habits d’homme et s’engage à bord d’un navire marchand hollandais sous le nom de Mark Read. Ce navire est attaqué et capturé par des pirates anglais. Elle a intégré les rangs de ces pirates et elle a ainsi navigué jusqu’à New Providence.
C’est là que Mary rencontre Anne Bonny (qui se déguisait elle aussi en homme et se faisait appeler Adam Bonny). Les deux femmes sympathiseront rapidement, on leur prête même une liaison amoureuse (l’homosexualité n’était pas rare parmi les pirates, mais sévèrement punie) qui aurait rendu jaloux Rackham (qui pensait alors qu’Anne était une femme et Mary un homme). Rackham a découvert le véritable sexe de Mary. Certains racontent qu’il les aurait surprises dans leurs ébats amoureux. Dans tous les cas, Mary arrête bientôt de se faire appeler Willy, mais les deux femmes restent inséparables et vivent comme un couple, s’habillant indifféremment en homme ou en femme.
Rackham, Anne Bonny et Mary Read, Plus téméraires et féroces que jamais, attaquent et capturent sans relâche les navires qui passent à portée de canon.
En octobre 1720, les troupes du Capitaine Barnet, qui travaille pour le Gouverneur de Jamaïque, capturent Rackham et son équipage (dont Mary Read et Anne Bonny). Mary et Anne sont écœurées de voir les pirates n’opposer que très peu de résistance. Il faudra plus d’une heure de combat avant que les deux femmes rendent les armes, seules face aux troupes de Barnet.
Les deux femmes réussissent à éviter la pendaison en prétendant qu’elles sont enceintes. C’était une pratique courante à l’époque : personne n’aurait oser tuer ce qu’on considérait comme un être vivant pas encore né. Mary finit ses jours en prison.

Celui-là est bouclé. N’attend plus que d’être envoyé chez l’imprimeur.

Puis le second numéro sera sur Rain in the face : le numéro 2.

Rain in the Face fut l’un des plus craint et respecté guerrier de la nation amérindienne du XIXe siècle.
Un Hunkpapa Lakota, il est né autour de 1835. Il a dit : « Je suis né à l’embouchure de la rivière Cheyenne. J’avais quelques ancêtres célèbres, mais ils ne m’ont laissé aucun rôle de chef. Alors j’ai dû travailler à ma réputation ».
Son nom est venu du fait que jeune guerrier, alors qu’il se battait avec un autre jeune brave, le combat fut si féroce que son visage commença à être tout perlé de sang, d’une telle terrible façon que cela ressemblait à de la Pluie sur la gueule ou Itonagaju.
Il a été souvent considéré comme le responsable de la mort du General George Custer de l’United States Cavalry, à la défaite de Little Bighorn dans le Montana en 1876.

Celui-ci est en cours d’élaboration.

Les intervention sont les bienvenues, à envoyer sur :
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Puis le troisième numéro sera sur Cimendef : le numéro 3.
Le Cimendef : une montagne de La Réunion sur la crête qui voyage de la Roche Écrite au Gros Morne en séparant deux cirques : celui de Mafate à l’ouest de celui de Salazie à l’est.
Il domine le Piton des Neiges : il se nomme Cimendef en hommage à un esclave marron légendaire : Cimendef.
Cimendef a créé sur cette île un territoire libre : une communauté de marrons. 
Assassiné vers 1752 par un tueur de noirs marrons François Mussard. Cimendef marque l’île de son empreinte indéniable, éternelle.
“La balle de l’assassin l’a percée, là-haut dans les nuages…”
Dit-on !
Cimendef en langue Madécasse : celui qui ne peut être esclave.

Comme à l’origine de l’humanité il vivait avec femme, enfants et amis dans sa caverne, buvait à la source et mangeait les fruits et les bêtes sauvages.
Cimendef chantait ce qui serait plus tard le maloya accompagnait de son bobre et tantôt des bruits de la forêt tantôt des sons du désert.
Là, le torrent et les cascades, ici, le vent et les crépitements du sable.
 
Quelque soit le chant et la fuite il vivait sans cesse et n’oubliait jamais la bataille de la liberté.
Celui-ci est en cours d’imagination.

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